Le salon des entrepreneurs 2008
Pour recevoir un grand nombre d’informations sur le projet de loi « auto-entrepreneur », je me suis rendu à Paris, avec une seule idée en tête : Que peut m’apporter ce statut ?
Je m’étais déjà bien renseigné sur le sujet avant même que la loi ne soit votée. Je me dirige directement vers le stand de l’auto-entrepreneur et je formule ma question.
— Un RMIste qui désire opter pour le statut d’auto-entrepreneur le 1er janvier 2009, risquera t-il de perdre ses droits et par la même occasion son RMI ?
Difficile d’avoir une réponse. Le conseiller me suggère de me rapprocher du stand de l’APCE. Je m’y rends, je me présente et je pose la même question. La conseillère me répond qu’elle est contre ce projet de loi… (Entre nous je ne lui avais pas demandé son avis …) Je repars donc à la pêche aux infos.
Je glane parmi les stands et je me retrouve face à l’URSSAF. Une jeune femme m’interpelle et me demande si j’ai besoin d’un renseignement. Je reformule ma question. Elle me parle du revenu de solidarité active (RSA), qui est une allocation qui vise à remplacer les minima sociaux existants (comme le RMI et l’API). Ce dispositif devrait permettre à l’auto-entrepreneur de basculer progressivement vers son projet de micro-entreprise sans perdre ses droits.
Je continue donc mon parcours et j’arrive devant le stand "Entrepreneurs de la Cité". C’est une association sans but lucratif qui propose une micro-assurance pour les entreprises en phase de création. Ils sont en partenariat avec des assureurs qui se sont engagés à réduire leurs tarifs. L’assurance civile n’est pas obligatoire pour les auto-entrepreneurs mais en cas d’incident chez un client … elle serait bien utile ( !!! ). Pour souscrire à cette assurance, il est nécessaire d’emprunter à une banque une somme symbolique ou plus si les besoins se font sentir. Cela permettra de valider le projet. Toutes les banques fournissent le dossier « projet d’exploitation ».
Une conférence sur l’auto-entrepreneur a été organisée. Je me suis retrouvé au premier rang et face a moi se tenaient des journalistes et, entre-autre, le Président de l'APCM, le Délégué National de la Compagnie Générale des Commissaires aux Comptes, la Présidente de l'ADIE et le Président du Conseil de l’Agence pour la Création d’Entreprises. Les questions fusèrent du public et des journalistes.
Synthétiquement il en ressort qu’un auto-entrepreneur paiera ses taxes en proportion de son chiffre d’affaire mais ne pourra pas récupérer ses frais de fonctionnement ni la TVA. Il lui sera donc difficile de travailler avec des entreprises qui désirent la récupérer. Cela va inciter les auto-entrepreneurs à collaborer ensemble en créant un réseau parallèle à celui du monde du travail.
Enfin ! Créer n’est plus un rêve… le statut d’auto-entrepreneur donne la possibilité de délier les énergies retenues par des décrets, qui jusqu’ici… manquaient de souplesse et de simplicité. Concevoir sa micro-entreprise avec ce statut nous donnera la liberté d’entreprendre à notre rythme.
Je termine cet article par une question concernant les RMIstes.
—Sachant que le revenu de solidarité active (RSA) ne sera effectif que le 1er juin 2009. Faut-il dès le 1er janvier souscrire au pack de l’auto-entrepreneur ?
Victor ROIG
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